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«On ne peut pas imposer la dignité contre la liberté», estime le professeur de droit public Denys de Bechillon devant la mission parlementaire sur le voile intégral.



Femmes portant le voile intégral en 2005, lors de la 22e Rencontre des musulmans de France, au Bourget.
Femmes portant le voile intégral en 2005, lors de la 22e Rencontre des musulmans de France, au Bourget. Crédits photo : Le Figaro

Ulcérés par le sort de ces femmes ensevelies sous une toile noire, beaucoup de députés souhaitaient au printemps dernier interdire ce vêtement au nom des droits de l'homme. Mais, très vite, le paradoxe de la burqa en Occident a éclaté : la plupart sont des emmurées volontaires. Sur les quelque 1.900 femmes portant le voile intégral selon les services de renseignement, les trois quarts seraient françaises et 25%, converties. Cette sociologie, jusqu'alors méconnue, a fragilisé les fondements d'une loi sur la dignité de la femme. «On ne peut pas imposer la dignité contre la liberté», a ainsi estimé le professeur de droit public Denys de Bechillon devant la mission parlementaire sur le voile intégral.

Les partisans de l'interdiction ont alors évoqué des considérations sécuritaires ou d'ordre public. Certains à contrecœur, comme le député PS Jean Glavany, qui trouve qu'une loi basée sur la sécurité serait «hypocrite », même s'«il existe de vrais problèmes d'identification». Le voile intégral, en dissimulant le visage, met en échec la vidéosurveillance qui se développe dans les villes et pose également des problèmes dans les banques ou les administrations. Cependant, si chacun doit «faire état de son identité à la demande des forces de l'ordre, les individus ne sont pas dans un état de contrôle permanent », a mis en garde le conseiller d'état Rémy Schwartz, interrogé par la mission parlementaire. «C'est pourquoi je ne suis pas sûr que la sécurité soit le meilleur argument», a souligné le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, lors de son intervention devant les députés.

 

Application complexe

Le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé, semble vouloir invoquer la sécurité et le trouble à l'ordre public, une notion plus large, qui englobe les mœurs. «En France, on cache son sexe et on montre son visage», résume le professeur de droit public Guy Carcassonne. «Lorsque quelqu'un me cache son visage parce qu'il me juge indigne de le voir, il me ­porte tort», avait développé le juriste devant la mission. C'est au nom de ce trouble qu'il propose d'interdire tout ce qui masque le visage sur la voie publique, avec des sanctions légères et une application de bon sens. Cet énoncé simple qui sécularise la question, puisque cette fois ce ne sont plus seulement les femmes portant le voile intégral qui seront visées, mais également les cagoules utilisées par les extrémistes de toute obédience, a emporté la conviction d'une partie des membres de la mission parlementaire, dont les députés UMP chargés de cette question. Guy Carcassonne assure que la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) pourra difficilement démontrer que «se balader masqué est un droit fondamental».

Des doutes persistent cependant sur le sort d'un interdit général. Une prohibition constante, qui restreint la liberté personnelle et la liberté religieuse doit être justifiée par un trouble majeur.

Enfin, son application s'avère complexe. Dans la rue, «faudra-t-il une patrouille anti-burqa ?» avaient ironisé des opposants à la loi, devant la mission. Les partisans de la loi, à l'UMP, veulent croire que la prohibition finira, après une période de médiation, par raisonner ces femmes. Les récalcitrantes seraient soumises à une amende. Mais «faudra-t-il sanctionner la femme qui porte ce voile, avait interrogé Brice Hortefeux, ou l'homme qui l'y contraint, si tel est le cas ?» «Nous n'avons pas le droit à l'erreur», a estimé le ministre. Pour éviter revers juridiques ou provocations sans sanction, il préférerait s'en tenir à l'interdit dans les lieux de services publics, plus facile à justifier et à mettre en œuvre.


Par Cécilia Gabizon - http://www.lefigaro.fr/


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» VIDÉO - «Le port du voile intégral n'a pas sa place en France»

Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:37
- Publié dans : Dans l'actualité
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Commentaires

Trops vite surement....
MLais de toute facon il y a des lois contre tout maintenant....
bon week end
Commentaire n°1 posté par collectionneur de taille crayon le 26/12/2009 à 17h45
Appliquer une loi en fonction des comportements des gens est une grosse bêtise !
Il y a deja des lois il faut les appliquer c'est tout !
Commentaire n°2 posté par Philippe le 26/12/2009 à 18h30
Bonne continuation
Commentaire n°3 posté par Rozéfré le 26/12/2009 à 23h58
C'est sûr que cette façon de se dissimuler n'est pas du tout appropriée à un pays comme la France. Je suis contre. De plus, certains mecs louches et recherchés par la police en profiteront pour se cacher là-dessous. Ce sera très facile. Plus besoin de moustache, fausse barbe, perruque, lunettes noires. Pour l'instant il y en a un millier, mais dans quelques années ce sera multiplié par 10 ou par cent rien que pour nous enquiquiner. Si elles se mettent cette cochonnerie de burqa c'est pour pouvoir nous dominer. Elles nous voient et nous pas.
Cham
Commentaire n°4 posté par cham le 19/01/2010 à 07h56
Un casse-tête, çà c’est évidant, une maladie du cerveau.
Religions et schizophrénie hallucinatoire.

Dieu a dit ; mais à qui l’a-t-il dit ?
Dr Philippe Rouby psychiatre en exercice: «Quand le ciel s’ouvre et que Dieu m´appelle par mon nom... c’est que la psychose a pris le dessus».
Alors pourquoi « dieu » parle-t-il toujours dans la langue ou le patois de la personne ?

Questions résolues – source Internet.
- Est-ce que les mystiques au fil de l'histoire n'étaient-ils pas simplement des schizophrènes ?
- On peut être surpris qu'en 2010 aussi peu de personnes utilisant l'internet sachent que les personnes atteintes de schizophrénie religieuse sont victimes d'hallucinations auditives et visuelles.
Le plus étonnant, c'est qu'il y ait autant de personnes prêtes à croire toutes les histoires racontées par ces schizophrènes dans leurs délires.

Libérons la « liberté » de croire, cette prison psychique intérieure source de dénie de maladie de nos jeunes relégués en psychiatrie.
Une maladie ça ne se vénère pas, ça se combat ; je compte sur vous.
Hallucinant non !!!
L’essentiel : http://champion20.monsite.orange.fr
Commentaire n°5 posté par MCPN le 21/01/2010 à 09h50
 
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