Quantcast

 

Le tribunal de commerce du Havre a autorisé jeudi une nouvelle prolongation de la période d'observation, jusqu'au 20 juillet, pour Paris-Normandie et les titres qui lui sont associés, en redressement judiciaire, a-t-on appris de source syndicale.

"Nous sommes satisfaits de cette prolongation qui va nous permettre de continuer de travailler à la recherche d'une offre", a déclaré Véronique Cristol, secrétaire du comité d'entreprise et membre du syndicat du livre CGT, à l'issue de l'audience.

Le tribunal, qui avait déjà autorisé le 11 avril une première prolongation de la période d'observation jusqu'à ce jeudi, a fixé au 29 juin la date limite de dépôt d'offres fermes. Au cours de l'audience, il a entendu deux repreneurs potentiels, Xavier Ellie et Denis Huertas, anciens directeurs respectifs du Progrès de Lyon et du Dauphiné Libéré.

Ces deux journalistes avaient déposé une offre début avril avant de la retirer le 13 juin en indiquant qu'ils n'étaient pas parvenus à boucler leur dossier. Comme les autres éventuels candidats, ils ont dorénavant une semaine pour préciser leur offre qui prévoyait initialement la suppression de 83 emplois sur 357 en comptant les effectifs de la régie publicitaire.

L'offre de ces deux journalistes est accueillie avec bienveillance par les syndicats. "Nous avons un pré-accord avec eux tant sur les effectifs supprimés que sur leur ventilation même si ce n'est pas de gaieté de coeur", a indiqué Benoît Marin-Curtoud, délégué SNJ.

Selon les syndicats, d'autres candidats s'étaient également mis sur les rangs comme Jean-Charles Bourdier, ancien dirigeant du Républicain Lorrain, et le groupe belge Rossel, avant de se retirer. Ce dernier faisait dépendre la reprise des journaux normands à une vente simultanée par leur propriétaire, le Groupe Hersant Média (GHM), des titres de son pôle Champagne-Ardennes-Picardie (L'Union, L'Ardennais, L'Est Eclair, Libération Champagne).

Cette cession pourrait se faire dans le cadre du processus de rapprochement entamé à l'automne dernier entre GHM et Rossel qui est toujours en cours de négociation et qui pourrait entraîner la suppression de plusieurs centaines d'emplois dans les journaux du nord de la France concernés.

Pendant l'audience, une centaine de salariés ont manifesté devant le tribunal, à l'appel du SNJ et du syndicat du livre CGT, en huant la direction et en inondant la voie publique de journaux.

La Société normande de presse d'édition et d'impression (SNPEI) qui édite Paris-Normandie et les quotidiens de la pointe de Caux, Havre Libre, Le Havre Presse et Le Progrès de Fécamp, a été placée en redressement judiciaire le 29 février. Elle a été victime de la chute de ses recettes publicitaires et de ses ventes tombées à 76.000 exemplaires par jour en 2011, soit un recul de 26% en cinq ans, selon l'OJD.

 

Par http://www.jeanmarcmorandini.com

Vendredi 22 juin 2012 5 22 /06 /Juin /2012 09:58
- Publié dans : Dans l'actualité - Par MoDem76
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil

On vous recommande

 

 


facebook28.jpg

 

Catégories

Planète-Elea radio

montez le son pour ecouter

Recherche


Espace Turf, annuaire de site hippique

Syndication

  • Flux RSS des articles
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés