Mr petites blagues ou Mr sales blagues ?

Publié le par Ce qu'il ne fallait pas rater !

On le sait, après s’être difficilement retenu pendant dix-huit mois, François Hollande craque et se laisse à nouveau aller aux petites blagues semées par-ci par-là, nonobstant ses fonctions de Président Normal...


François Hollande, sabre à la main, à Riyad - Capture d'écran francetv info
François Hollande, sabre à la main, à Riyad - Capture d'écran francetv info

On le sait, après s’être difficilement retenu pendant dix-huit mois, François Hollande craque et se laisse à nouveau aller aux petites blagues semées par-ci par-là, nonobstant ses fonctions de Président Normal.
 
Certaines font rires, même si l’on ne peut réprimer un sentiment d’inconvenance en se rappelant qu’elles sortent de la bouche d’un homme (supposé) d’Etat supposé nous dire des choses plus sérieuses mais qu’il n’arrive manifestement pas à articuler.
 
D’autres font moins rire car, comme le relève dans Marianne Elodie Emery, « la baisse de qualité des saillies présidentielles inquiète ». Elle inquiète d’autant plus que certaines ne font pas rire du tout et incitent à se demander si François Hollande ne se tient parfois pas aussi mal que Nicolas Sarkozy.
 
On l’a vu ainsi récemment en visite officielle à Ryad, en Arabie Saoudite, brandissant un sabre que venaient de lui offrir les dignitaires de la dictature wahhabite tout en déclarant « J'en aurai bien besoin à Paris ! ».
 
François Hollande avait déjà commis l’étrange impair de chapitrer les insanités antisémites de Dieudonné en direct de Ryad, capitale d’un Etat dont l’antisémitisme rabique est une valeur publique.
 
Mais il aurait dû savoir aussi à quoi servent les sabres dans ce pays avant de se laisser aller : ils ne sont plus guère utilisés pour la défense nationale ou la sécurité publique, cette monarchie surarmée ayant les moyens de se payer les technologies de pointe fournies par les entreprises américaines et les entreprises françaises dont François Hollande était venu faire le VRP pour la deuxième fois depuis son élection.
 
Non, le sabre saoudien, cadeau officiel avec lequel le Président français a si frivolement joué, ne sert plus qu’à une chose : aux exécutions capitales par décapitation en public, qui se chiffrent par dizaines chaque année. Avec cette particularité qu’en Arabie Saoudite la peine de mort s’applique à la sorcellerie, à l’adultère, à l’homosexualité et à l’apostasie.

 

Par http://www.marianne.net/

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