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Joint lundi par Le Figaro, François Bayrou (ici au côté de justifiait toujours sa main tendue aux Verts. «Il y a des régions où on voit bien qu'une addition de forces pourrait changer le rapport de force.»
Joint lundi par Le Figaro, François Bayrou (ici au côté de justifiait toujours sa main tendue aux Verts. «Il y a des régions où on voit bien qu'une addition de forces pourrait changer le rapport de force.» Crédits photo : AFP

Ils excluent de passer des accords dans «certaines régions» avec le MoDem.

François Bayrou avait pourtant mis un peu d'eau dans son vin. Et fini par entendre ses amis «écolos» du MoDem, comme Jean-Luc Bennahmias ou Yann Wehrling, tous deux transfuges des Verts, qui le poussaient depuis quelques semaines à revoir sa stratégie d'autonomie. Voire à s'entendre avec Europe Écologie aux régionales.

Ce week-end, dans un entretien au Monde, le président du MoDem se déclarait en effet pour la première fois «ouvert» à des accords avec les Verts «dans certaines régions». «Le choix que j'ai fait depuis longtemps, c'est celui du rassemblement. Être soi-même, et en même temps dépasser les frontières», répondait-il.

Mais lundi, la direction des Verts a opposé une fin de non-recevoir. Sur le papier, pourtant, des accords avec le MoDem leur permettraient d'espérer passer devant le PS dans vingt régions sur vingt-deux. Notamment en Ile-de-France, où leur secrétaire nationale, Cécile Duflot, défie le président socialiste sortant Jean-Paul Huchon.

Franck Laval, porte-parole de l'association des Amis d'Europe Écologie, présidée par Gabriel Cohn-Bendit (frère de Daniel), regrette l'attitude des Verts, composante principale de ce regroupement des écolos. «Nous sommes pour le rassemblement le plus large, de Chantal Jouanno à José Bové en passant par François Bayrou», dit-il.

 

Combats communs

Délégué national du MoDem et ex-adhérent des Verts, Christophe Madrolle ne dit pas autre chose. «J'ai dit à Jean-Vincent Placé que ce serait stupide et irresponsable politiquement que les Verts se referment sur eux-mêmes au vu des enjeux actuels. Si on veut créer des majorités régionales, ça passe par des alliances, pas par des replis sectaires», raconte ce proche de Bennahmias. Un «repli sectaire» des Verts serait d'autant plus absurde, selon lui, que, sur le terrain, les points de convergence entre écolos et centristes existent. Il cite des combats communs, par exemple ceux contre la construction du troisième aéroport de Nantes, le tracé de la ligne grande vitesse en Paca, ou la percée alpine.

 

Joint lundi par Le Figaro, François Bayrou justifiait toujours sa main tendue aux Verts. «Il y a des régions où on voit bien qu'une addition de forces pourrait changer le rapport de force. Or, il y a des écologistes de qui nous sommes très proches», confiait-il. Pour autant, il se dit «lucide» et reconnaît des différences avec les Verts. Par exemple, il affirme «ne pas partager leur approche malthusienne du monde» .«Moi, je suis optimiste sur la capacité de l'homme à résoudre par science et conscience les problèmes qui sont devant lui» , confiait-il. Traduction : le président du MoDem se dit hostile à l'idée de décroissance. «J'ai une différence avec eux : l'environnement est un problème pour l'humanité, mais je ne crois pas que les problèmes de la société française se résument à l'environnement.»

 

Pour Marielle de Sarnez, première vice-présidente du MoDem, «il est très important que chacun affirme sa propre identité». «Mais, en même temps, il faut être capable de dépassement. La seule façon de recréer de l'espoir, c'est de bâtir des rassemblements nouveaux autour des idées sociales, démocrates, et écologistes», veut-elle encore croire.

 


Par Rodolphe Geisler - http://www.lefigaro.fr/



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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 06:05
- Publié dans : Régionales 2010
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