Les cigarettes électroniques potentiellement cancérogènes

Publié le par Ce qu'il ne fallait pas rater !


 

L'e-cigarette aurait déjà fait plus d'un million d'adeptes en France.


Une étude menée par 60 millions de consommateurs révèle que les e-cigarettes peuvent émettre des molécules toxiques, dans des teneurs qui dépassent parfois même celles des cigarettes conventionnelles.

Le plaisir de fumer, sans danger pour la santé. C'était la promesse qu'était censée tenir la cigarette électronique. Présentée par ses fabricants comme complètement inoffensive, cette dernière connaît un succès fulgurant et a été adoptée par près d'un million de Français. Or le miracle est devenu mirage, à en croire les résultats d'une enquête menée par 60 millions de consommateurs. Moins nocive que sa cousine la cigarette traditionnelle, la vapoteuse émet toutefois des substances potentiellement cancérogènes.

La cigarette électronique produit, en chauffant, une fumée artificielle. Cette dernière est présentée comme de la simple vapeur par les fabricants, pour des raisons de marketing. Il s'agit en réalité d'un aérosol, un mélange de fines gouttelettes de divers produits chimiques. Il peut être aromatisé au tabac, à la poire, à la menthe, et même au tiramisu. Des versions avec ou sans nicotine existent.

Mais quel que soit le parfum choisi, le gaz produit par une e-cigarette contient du formaldéhyde, plus connu sous le nom de formol, révèle 60 millions de consommateurs, qui peut provoquer notamment des cancers des fosses nasales. Les quantités de formol observées sont parfois similaires à celles des cigarettes traditionnelles, ce qu'aucune étude n'avait montré jusqu'à présent.

Une molécule utilisée comme gaz de combat

Certains modèles d'e-cigarettes émettent même de l'acroléine, une molécule très toxique, qui a par exemple été utilisée comme gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale sous le nom de papite. Des traces de métaux potentiellement toxiques comme le nickel et le chrome ont également été retrouvées dans les produits de marque Cigartew et Cigway. Le Centre de recherche allemand contre le cancer avait, en avril dernier, également constaté la présence de molécules toxiques au sein d'e-cigarettes et alerté sur les dangers du «tabagisme électronique» passif.

Pour aboutir à de tels résultats, la rédaction de 60 millions de consommateurs a confié à un laboratoire, dont le nom restera secret, le soin de fabriquer une installation spécifique, qui mime un organisme humain en train de «vapoter». Les scientifiques ont ensuite testé une dizaine de cigarettes jetables ou rechargeables, exclusivement au goût mentholé, car ce sont les plus consommées.

Cette expérience permet d'avancer dans la connaissance de la cigarette électronique, mais pas de dessiner des certitudes. Il existe en effet plus de quatre cents modèles de vapoteuses et de recharges, et la grande majorité n'a jamais été testée. Et il suffit d'une pile qui chauffe un peu plus pour qu'une réaction chimique (et ses conséquences) changent du tout au tout. La molécule toxique, l'acroléine, observée au sein de la cigarette électronique E-roll, se serait par exemple formée à cause d'un problème de réglage du mécanisme chauffant de l'appareil.

Les étiquettes ne sont pas fiables

La cigarette électronique présente aussi des dangers car c'est à l'utilisateur de la recharger, et donc de manipuler des produits toxiques comme la nicotine. Certains flacons de recharge contiennent des doses de nicotine qui, si un enfant venait à l'avaler, pourraient le tuer. Or tous ne contiennent pas de bouchons de sécurité. «Pour l'heure, aucun accident n'est à déplorer», précise Victoire N'Sondé, auteur de l'enquête.

L'étude révèle également que les emballages des recharges ne sont pas fiables. Les informations présentes sur les étiquettes indiquant les compositions du liquide contenu dans les recharges sont tout simplement inexactes. Après analyse, les scientifiques ont relevé des écarts allant jusqu'à 70 % entre le taux de nicotine affiché et celui réellement présent (toujours à la baisse, heureusement). 60 millions de consommateurs a alerté les autorités sanitaires et, sans en demander l'interdiction, réclame plus de régulation dans la commercialisation de la e-cigarette.

 

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Par http://sante.lefigaro.fr/

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