Législatives 2012 : 125 députés de droite dans la tourmente

Publié le par MoDem76

 

 

115 UMP et 10 Nouveau Centre semblent menacés aux prochaines législatives.

La bataille des législatives s'annonce difficile pour l'UMP dans 115 circonscriptions et pour le Nouveau Centre dans 10 autres, en métropole. Dans 56 départements (en particulier l'Aveyron, le Calvados, le Cher, le Doubs, la Drôme, le Finistère, la Gironde, l'Indre-et-Loire, le Jura, la Haute-Loire, la Loire-Atlantique, le Morbihan, le Nord, la Sarthe, l'Essonne et la Seine-Saint-Denis), les scores de François Hollande au second tour de la présidentielle frôlent ou dépassent allègrement les 50%.


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La palme revient à la circonscription du député Nouveau Centre Jean-Christophe Lagarde (5e de Seine-Saint-Denis), où le président élu a obtenu dimanche 66,4% des voix. Les trois sièges UMP du 93 sont également menacés. Battu en triangulaire en 1997, Éric Raoult (12e) espère que la participation sera suffisamment faible pour éviter que le candidat FN puisse se maintenir au second tour.

Dans l'Essonne, cinq circonscriptions UMP sont menacées, dont la 4e, celle de la porte-parole de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet. À Longjumeau, dont NKM est maire, le président élu a atteint 55,49%. Mais sur l'ensemble de la circonscription, c'est Nicolas Sarkozy qui a totalisé 51%. L'ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan, qui a obtenu 1,79% au premier tour de la présidentielle, semble en danger dans la 8e de l'Essonne, où Hollande est à 54,13%. Même constat dans le Val-de-Marne, où cinq députés UMP sont en difficulté, surtout Richard Dell'Agnola (7e), où le président élu a fait 58,01%. Dans le fief de Gilles Carrez (5e), rapporteur général du budget à l'Assemblée, Hollande est à plus de 50%, mais dans sa ville du Perreux, Sarkozy est arrivé largement en tête (55,80%).

Le Val-d'Oise est aussi dans la tourmente, avec sept députés UMP menacés. Dans la 5e circonscription, celle de Georges Mothron, Hollande obtient son meilleur score national dans un fief UMP: 64,79% des voix. Dans la 2e, chez Axel Poniatowski, président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée, Hollande est arrivé en tête avec 51,02%. Même dans les Hauts-de-Seine, le département de Nicolas Sarkozy, quatre circonscriptions sont fragilisées par l'ouragan rose. Parmi les plus emblématiques, celle du député maire Nouveau Centre d'Issy-les-Moulineaux, André Santini (la 10e), où Hollande dépasse les 53%, et celle du député maire d'Antony et patron du département, Patrick Devedjian (13e), où Hollande obtient 52,65%.

Wauquiez et MAM en danger

Parmi les ministres sortants, Xavier Bertrand est en situation délicate dans la 2e de l'Aisne, où Hollande a fait 52,57%, et 54,18% dans sa ville de Saint-Quentin. Dans la Haute-Loire, les deux circonscriptions de droite sont en danger, dont celle de Laurent Wauquiez (1re), où Hollande frôle les 50%. Le président élu obtient même 55,89% au Puy-en-Velay, que Wauquiez avait repris à la gauche en 2008. Il recueille encore 53,72% des suffrages dans la circonscription de l'ancien ministre radical, Laurent Hénart, en Meurthe-et-Moselle. Dans la 1re du Maine-et-Loire, où Roselyne Bachelot ne se représente pas, son successeur, Paul Jeanneteau, engage une campagne difficile (51,58% pour Hollande).

L'ancien ministre Jean-Louis Borloo, président du Parti radical, à nouveau candidat dans la 21e du Nord, devra tenir compte du score majoritaire de Hollande (52,22%) sur ses terres. Six députés UMP sont en position délicate dans ce département. Un autre ancien ministre radical, Yves Jégo, n'aura pas la tâche facile dans la 3e de Seine-et-Marne où Hollande a presque atteint les 50%. L'ancien ministre Hervé Novelli doit affronter un PS à 52% dans la 4e d'Indre-et-Loire. La situation est inédite dans les Pyrénées-Atlantiques, où Hollande a distancé Sarkozy de plus de 14 points (avec 57,12% des voix), une grande partie des électeurs du MoDem ayant rallié la gauche dimanche.

Dans la 6e, fief de l'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, le président élu est majoritaire, avec 51,59%. Hollande a fait un excellent score (56,76%) dans la circonscription voisine de Bayonne, dont le député maire, Jean Grenet, a aussi le handicap de l'âge (72 ans). Dans la Sarthe, le département de François Fillon, le président élu est arrivé en tête dans les cinq circonscriptions UMP, avec un score départemental de 52,67%, alors que les Sarthois avaient choisi Sarkozy en 2007.

D'autres figures de l'Assemblée sont en difficulté: Louis Giscard d'Estaing (3e du Puy-de-Dôme), Hervé Mariton (3e de la Drôme), Valérie Rosso-Debord (2e de Meurthe-et-Moselle), Jean-Michel Fourgous (11e des Yvelines), Marc Le Fur (3e des Côtes-d'Armor) ou Jean-Paul Garraud (10e de la Gironde). Au Nouveau Centre, Jean-Pierre Abelin (4e de la Vienne), Nicolas Perruchot (1re du Loir-et-Cher), Jean Dionis du Séjour (1re du Lot-et-Garonne), Michel Hunault (6e de Loire-Atlantique) sont aussi menacés par la poussée de la gauche.

Les espoirs d'élection se sont évanouis pour Guillaume Peltier, ex-porte-parole adjoint de Sarkozy, qui n'a aucune chance de ravir son siège à Jean-Patrick Gille (PS) dans la 1re d'Indre-et-Loire, ou pour Salima Saa, une figure montante de l'UMP, investie dans la 8e du Nord.

 

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Par Sophie Huet
Par Service infographie du Figaro - http://elections.lefigaro.fr

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