Des milliers de pélerins hindous convergent depuis hier vers le sud du Nepal où a lieu tous les cinq ans le festival dédiée à Gadhimai, déesse du pouvoir. Pour obtenir sa bénédiction et assouvir sa soif de sang, des centaines de milliers d’animaux y sont sacrifiés pendant deux jours.
Des milliers de rats, poules, chèvres, cochons et buffles ont été mis à mort, lors de la première journée du festival qui a déjà accueilli 250 000 personnes hier. La plupart des pélerins sont venus des Etats de l'est de l'Inde, pour rejoindre Bariyarpur, localité du sud du Népal à forte majorité hindoue, où est organisé tous les cinq ans le festival de Gadhimai.
Les opposants aux festival se sont pourtant fait entendre cette année. Plusieurs associations de défense de droits des animaux, dont la Fondation Brigitte Bardot, ont demandé au gouvernement népalais d'interdir les sacrifices animaliers.
Dans une lettre au président népalais, l'ex-comédienne française avait notamment qualifié la pratique de "violente, cruelle et inhumaine". Ram Bahadur Bomjon, le "petit bouddha" népalais devenu célèbre en 2006 pour avoir supposément médité pendant six mois sous un arbre sans boire ni manger, a lui aussi appelé à bannir les sacrifices lors du festival Gadhimai.
Les autorités népalaises ont cependant refusé d'intervenir et de s'immiscer dans cette tradition religieuse vieille de plusieurs siècles. Près de 400 000 animaux avaient été sacrifiés lors du dernier festival en 2004.
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