La Glacière : une décharge à la dérive

Publié le par Ce qu'il ne fallait pas rater !

Le cabinet du ministère de l’Ecologie vient de reconnaître, dans une lettre adressée à l’association de Défense Environnement Villeneuve ADEV que la décharge de la Glacière a connu lors de son exploitation de graves dysfonctionnements. Coup dur pour Veolia qui en était l’exploitant et qui a toujours nié le moindre problème.


La Glacière : une décharge à la dérive

C’est un nouveau rebondissement dans l’affaire de la décharge de la Glacière. Réagissant à la sortie du film Super Trash, le cabinet de Philippe Martin vient de reconnaître, dans un courrier que nous avons pu consulter que « Comme le Film Super Trash le met en exergue, son exploitation a connu des dysfonctionnements inadmissibles, comme l’admission de déchets interdits par la réglementation tel que les boues ». Le cabinet indique aussi que le ministre de l’Ecologie a demandé à la DREAl, service chargé de contrôler la décharge, de mener une nouvelle enquête sur ces dérives. 


La Glacière : une décharge à la dérive


La Glacière : une décharge à la dérive

Ce courrier vient tordre le bras aux déclarations tenues par les différents représentants de Veolia qui n’ont eu de cesse de minimiser les problèmes. Plus grave, lors de la sortie du film Super Trash, Joel Gentil, Président de Veolia Méditerranée, avait laissé sous-entendre dans un interview publié sur nicematin.com que le film n’était qu’une « œuvre artistique » et que ce que les images montraient ne devait pas être pris trop au sérieux.

 
Pourtant, durant les neuf années d’existence de ce site, de nombreuses voix se sont dressées pour alerter sur les conditions d’exploitation de la décharge. C’est le cas de Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, qui nous avait confié (Lire : Les élus locaux face aux géants de l’assainissement ) avoir tenté de mobiliser les services de l’Etat sur cette question. A l’époque, il avait récolté plus de problèmes que de réponses.


La Glacière : une décharge à la dérive


La Glacière : une décharge à la dérive

En 2007, L’ADEV avait interpellé le gouvernement sur les problèmes liés à cette décharge. Roselyne Bachelot alors ministre de la Santé avait demandé à Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie une étude sanitaire d’évaluations des risques. Demande ministérielle qui était restée sans suite. Espérons que cette fois-ci, le gouvernement de François Hollande ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

 

Par Bruno Rieth - http://www.marianne.net/

 

 

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