La cigarette électronique restera en vente libre

Publié le par Ce qu'il ne fallait pas rater !

Les députés européens ont voté mardi contre la directive préconisant de placer l’e-cigarette sous tutelle pharmaceutique. Une bataille remportée par les associations de consommateurs qui s’étaient élevés contre le texte.


SERGE POUZET/SIPA
SERGE POUZET/SIPA

Le Parlement européen s’est prononcé mardi contre une directive qui classerait la cigarette électronique dans la catégorie de « substitut médical ». Le produit sera cependant interdit de publicité et de vente aux mineurs. Dans le cadre d’un projet de législation visant à rendre le tabac moins attractif auprès des jeunes, le texte prévoyait que les e-cigarettes soient considérées comme des médicaments. Le texte aurait eu pour conséquence de réduire considérablement les commerces de e-cigarettes, largement développés à mesure que de nombreux fumeurs aient adoptés le « vapotage ».
 
Un projet très contesté notamment par les associations de consommateurs, qui se sont réunis lundi devant le Parlement à Strasbourg pour protester contre la directive. A l’AFP, un salarié d’un producteur bordelais de e-liquide (liquide à insérer dans la cigarette électronique permettant de « vapoter ») a fait remarquer que « seules les très grosses entreprises (auraient pu) se permettre la procédure longue et coûteuse qui mène à une autorisation de mise sur le marché »

Lors de la manifestation, les consommateurs ont par ailleurs dénoncé la réduction drastique du nombre de parfums si le produit était uniquement disponible en pharmacie. « Le plaisir serait réduit au néant » et une menace pèserait sur les « 3000 emplois en France et 8000 en Europe » que la libre procuration de cette e-cigarette a généré, a rappelé le salarié. Soutenues par l'Office français de prévention du tabagisme (OFT), les associations affirment que la baisse des ventes de tabac en France s’explique par l’apparition des e-cigarettes et estiment ses utilisateurs à 7 millions.
 
La question divisait également au sein des professionnels de la santé. Le Figaro  cite notamment le professeur Yves Martinet du Comité National de lutte Contre le Tabagisme, qui considère que le produit délivre une « drogue très puissante », et craint que l’industrie du tabac ne s’en empare. En outre, dix médecins spécialistes français ont lancé un « Appel pour la reconnaissance médicale de la cigarette électronique » et se sont prononcés contre le projet de loi, de façon à « laisser la recherche ouverte à tous les industriels potentiellement concernés par la sécurité et l'efficacité de ce produit ».

 

Par  Lucille Fonteny - http://www.marianne.net

Publié dans Dans l'actualité

Commenter cet article