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La présidente du Poitou-Charentes s'est dite prête à garantir «5 places éligibles» au Modem, à l'occasion des élections régionales. François Bayrou rejette la proposition.

 


 

Francois Bayrou lors du congrès du Modem à Arras, dimanche 6 décembre.

Francois Bayrou lors du congrès du Modem à Arras, dimanche 6 décembre. (REUTERS)

 

C'est une fin de non-recevoir. François Bayrou s’est prononcé dimanche à Arras contre toute alliance électorale au premier tour des régionales, répondant sans la nommer à Ségolène Royal qui lui avait proposé cinq places sur sa liste en Poitou-Charente.

«Si nous avions répondu “oui, vous nous donnez quelques postes et nous venons”, cela aurait signifié que nous sommes prêts à soutenir le PS. Ce n’est pas notre choix», a expliqué le président du Modem devant la presse, lors du Congrès de son parti.

L’ancienne candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a proposé publiquement samedi au Modem une alliance de premier tour aux régionales, en lui garantissant «cinq places éligibles» en Poitou-Charentes. Offre qu'elle a réitérée dimanche.

«Notre choix est de construire dans le dialogue. Mes offres de dialogues, ce n’est pas l’acceptation du ralliement ou de la disparition», a poursuivi Bayrou, «il faut bien que tout le monde comprenne que tous ceux qui accepteraient de se rallier, ils choisissent de disparaître». «C’est sympathique comme signe d’ouverture, mais cela ne correspond pas à la force des choix qui sont les nôtres», a-t-insisté.

«La génétique de notre famille politique, c’est que cette famille a deux noms. Le premier, c’est indépendance, et le second, c’est main tendue. Et nous voulons tenir les deux bouts de la chaîne», a-t-il conclu en renvoyant la question des alliances au second tour.

«Sous nos propres couleurs»

La vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez avait déjà répondu négativement dimanche à l’offre de Ségolène Royal, en expliquant que le parti centriste irait «aux élections régionales» sous ses «propres couleurs».

«Même si nous apprécions toujours les signes d’ouverture, je vais vous faire une confidence et vous le savez bien, nous irons aux élections régionales sous nos propres couleurs», a expliqué l’eurodéputée MoDem à la tribune du congrès du Modem à Arras, sans citer le nom de Royal.

Et cela, a-t-elle précisé, «parce que nous somme fiers de ce que nous portons, parce que nous croyons au pluralisme, parce que nous croyons que c’est bien que les Français aient le choix au premier tour des élections».

La proposition de Ségolène Royal (PS) était une réponse à «l’arc central» pour l’alternance suggéré par François Bayrou. «Il a raison, il faut faire cet arc central», a déclaré samedi Ségolène Royal. «Pourquoi attendre les prochaines élections?», a-t-elle interrogé en relevant que «cinq places permettront de pouvoir constituer un groupe à la région».

L’ancienne candidate à l’Elysée est «prête à rencontrer le président François Bayrou» et elle veut «faire de sa région un laboratoire du rassemblement, des altermondialistes au MoDem». Elle fait valoir les points communs avec le projet de Bayrou, citant «éducation, valeurs, développement durable, identité».

Interrogée sur de possibles divergences avec la ligne de la direction du PS, elle a répondu: «il faut bien qu’il y ait des pionniers». «Il faut se rassembler, j’ai fait cette proposition aux partenaires de gauche, aux communistes, à un certain nombre de Verts, à la société civile», a poursuivi la présidente et candidate indiquant qu’il y aurait un ouvrier de Fabris, équipementier automobile de Châtellerault, «en place éligible dans la Vienne».

Celle-ci a par ailleurs indiqué à l’AFP qu’elle ne participerait pas à la convention nationale de ratification des listes PS qui doit se réunir samedi prochain à Tours.

Martine Aubry, numéro un du Parti, a constamment prôné le rassemblement de la gauche au premier tour, demandant à François Bayrou de la «clarté dans son projet politique».

L’ouverture au MoDem est défendue par un ancien lieutenant de Royal, l’eurodéputé Vincent Peillon, avec qui elle s’est heurtée à Dijon, lors d’une réunion du courant l’Espoir à gauche.

Par http://www.liberation.fr/

Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /2009 05:38
- Publié dans : Observation Politique
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