Beaucoup d’observateurs (en fait pas très fins) disaient qu’à la suite de l’altercation avec Cohn Bendit, puis son soi-disant anti-sarkozysme primaire et son auto promotion, le score aux
européennes du Mouvement démocrate Bayrou était complètement grillé. C’est d’une part faire peu de cas de l’histoire des hommes politiques qui ne sont réellement plus crédibles que morts (car
même en prison ils ont encore des partisans et sortis ils regagnent des élections tout comme après des condamnations on les voit réapparaître comme les champignons après la pluie ex Juppé et
Emmanuelli) et ensuite c’est oublier que dans ce courant humaniste-là , issu du centre et des chrétiens démocrates, il n’y a bien que Bayrou à l’heure actuelle qui ait une stature de
présidentiable, qu’on l’aime ou non, il aura des électeurs de ce courant, c’est certain même en se pinçant le nez.
On le voit par les divers sondages qui viennent d’être faits que Bayrou remonte très vite la pente (le second candidat crédible pour s’opposer à Sarkozy derrière DSK
Le NouvelObs), une cote de popularité qui
remonte et dépasse Cohn Bendit, et une image de ce que souhaitent une majorité des Français pour le Mouvement Démocrate qui est un décalque de sa campagne de 2007 : ni droite ni gauche,
indépendance, lutter contre les déficits budgétaire et réduire les inégalités. (
Les autres clés du succès seraient, selon les Français, de « défendre une économie de marché plus
soucieuse de justice sociale », de « dépasser les clivages droite-gauche » et enfin « d’être en pointe dans la lutte contre les déficits publics ». Bref, les personnes
interrogées conseillent au MoDem de s’en tenir aux fondamentaux du « Bayrou de 2007 ».
Nord Eclair) C’est un peu comme si son message avait diffusé souterrainement
pour enfin apparaître à la surface. Il y a donc, pour le public une sorte de conjonction entre l’aspiration qu’ils ont pour le Mouvement démocrate et la vision qu’a Bayrou de son combat
politique.
Ces sondages nous apprennent ensuite - ce que j’avais écrit, tout simplement parce que dans cette élection européenne, c’est dans l’ensemble de l’Europe que les partis écologistes ont gagné des
points et parfois bien plus que la triplette Cohn Bendit, Bové le néo-condamné et Joly la pasionaria de l’anti corruption en France, par exemple en Belgique - que son altercation - qui est de
l’ancien maintenant - avec le leader d’Europe Ecologie, ni même d’un discours pas assez européen, n’avait eu que peu d’incidence sur le vote et ne font pas partie des reproches qui sont adressées
au MoDem et à François Bayrou (Enfin, les commentateurs ont peut-être imputé à tort le mauvais score des Européennes au fait de ne pas avoir assez parlé d’Europe. Sa promotion n’arrive en
effet qu’en avant-dernière position dans les conseils des Français.). De lui on le trouve orgueilleux et pressé. Orgueilleux cela est un point commun à tout leader politique, quant à être
pressé cela ne me semble pas être une de ses caractéristiques majeures ni justes (selon moi) puisqu’il aime compter le temps.
On se trouve de fait devant un paradoxe : Bayrou qui remonte dans les sondages, qui a fait 18,57 % des voix aux présidentielles et un Mouvement Démocrate qui stagne autour des 8 %.
Je vais tenter d’en avoir une ou des explications.
Cependant je voudrais avant mettre au point une chose : je ne parle pas au nom du Mouvement Démocrate, mouvement où je n’ai strictement aucune responsabilité, pour lequel j’ai été candidat
en position non éligible aux dernières municipales pour rendre service, tout comme je donne des coups de main de militant de base pour distribuer quelques tracts et assister à certaines réunions.
Ma position me convient parfaitement et je n’y cherche ni poste ni reconnaissance, ce qui tombe bien car je n’ai ni l’un ni l’autre. Certains n’aiment pas ma prose au sein de ce parti, ni la
forme, ni le fond, mais je m’en soucis assez peu car chacun voit son combat comme il le souhaite et leur avis m’importe peu. La vérité ne m’appartient pas, pas plus qu’à eux et si j’écris ainsi
c’est qu’il y a de la place dans ce mouvement pour ceux qui partagent ma façon de voir les choses, comme pour ceux qui la critiquent. En revanche, je ne partage pas les dénigrements extérieurs
que font certains pour deux raisons : on lave son linge sale en famille et je suis respectueux de ma signature et quand on adhère au MoDem on accepte deux chartes dont une charte d’éthique
et de comportement qui oblige à respecter des formes qui sont a minima logiques. Si d’aventure les choses devenaient insupportables, la voie la plus cohérente et honnête serait la démission et
alors une autre expression. Mais je considère que ni les hommes ni les partis ne sont parfaits et que de ce fait être d’une critique virulente pour tenter de forcer un parti à se diriger vers ce
qui serait sans défauts est non seulement idiot, et impossible à réaliser, mais en plus assez dictatorial car la perfection serait celle vue par certains et non par les autres. Il suffit donc,
pour moi, que les qualités l’emportent sur les défauts pour m’y sentir bien. Or les qualités l’emportent largement sur les défauts, mêmes si ceux-ci existent, et la philosophie de fond me
parvient parfaitement. En résumé je ne suis pas le porte-parole de ce mouvement, je m’exprime à titre individuel, me sens bien en son sein, ne considère pas qu’il a raison sur tout ni qu’il est
parfait, mais me convient à plus de 75 % ce qui fait que c’est un bon choix pour moi.
Il faut donc essayer de comprendre ce paradoxe qui - toute fluctuation mise de côté - place Bayrou, pourtant assez critiqué, bien au-dessus d’un parti qu’il a créé à partir de l’UDF (
14 % contre 6 Ã 8
actuellement). Au passage, le NC représente encore et toujours 2 % dans les sondages et que leur velléité tant de fois renouvelée d’être présents de façon indépendante et de redevenir l’UDF
est un échec qui a cet avantage de la permanence et de la constance dans le bas du tableau. Au football ils seraient relégués en CFA avec ou sans main du diable.
Bayrou part avec un score très important de 18,57 % en mai 2007 et se décide, toujours en mai, à créer un nouveau parti. Il faut que l’Histoire retienne (preuves à l’appui) que la
plupart des députés de l’UDF avaient soutenu cette initiative et qu’entre les deux tours ils ont juré leur fidélité à Bayrou se croyant au Jeu de Paume alors qu’ils étaient dans le jardin du mont
des oliviers. Depuis ils mangent des lentilles matin, midi et soir. Je vous renvoie pour cela aux divers articles de tous vos journaux et vous verrez que je dis la vérité. Avec la fuite massive
des députés UDF vers une association contre nature avec l’UMP, ce Mouvement partait mal. Ce n’était pas les fées qui s’étaient penchées sur son berceau, mais plutôt le père fouettard pour lui
donner un bon coup de trique. Le premier score de cette UDF en voie de transformation a été en fait meilleur que le score du NC qui ont eu certes des élus mais peu d’électeurs en globalité, un
quart de ceux de l’UDF de Bayrou mais 7 fois plus d’élus. Il est évident que si vous coupez les ailes en formation d’un oisillon qui va quitter son nid, vous ne favorisez ni sa croissance ni son
avenir.
La seconde étape fut les municipales. Il y a là la conjonction de divers phénomènes. En fait un effet cumulatif. Un point essentiel est le temps de parole dans les médias. On s’est rendu compte
que le MoDem avait parfois 20 fois moins de temps d’expression que l’UMP et 10 à 15 fois moins que le PS. Dans ces conditions vous devenez inaudibles, non parce que vous n’avez rien à dire mais
parce que vous êtes broyés. Il y a deux mâchoires. La première est que lorsque qu’un adversaire politique a 10 fois plus de temps de parole que vous il peut aborder 10 sujets quand vous vous ne
pouvez en aborder qu’un. Imaginez que vous vous trouvez devant un journaliste avec votre temps limité. Vous ne répondez qu’à un sujet. On dit alors de vous que vous n’avez rien à dire pour les 9
autres sujets. Et quoi que vous fassiez, vous ne pouvez pas répondre. Idem si on vous attaque dix fois, vous ne pouvez répondre qu’à une attaque on dit alors que pour les 9 autres votre
adversaire a raison. Ce contexte particulier s’adresse à tous les partis de peu d’audience médiatique. Et favorise évidemment les deux grands partis UMP et PS. Pendant cette période à cela s’est
ajouté le fait que notre charismatique Président s’est permis d’intervenir quotidiennement sans que son temps de parole ne soit décompté explosant les compteurs. Cette mâchoire-là vous broie
menus, mieux qu’un casse noix en acier inoxydable suédois. La seconde mâchoire est la doxa journalistique qui déforme les propos et fait du MoDem une girouette qui tourne à tous les vents alors
que son discours est inchangé depuis 2007 (et même depuis 1980 pour Bayrou concernant l’écologie et bien avant encore concernant l’illettrisme). Cette doxa veut un certain nombre de choses en
particulier que Bayrou ne soit qu’un antisarkozyste primaire et propage la contre-vérité qu’il n’y a pas de projet. Ce qui a aussi joué contre ce mouvement très jeune c’est une théorie juste - Ã
élection locale, association locale - qui a été transformée en opportunisme et inconstance. Ce qui n’était pas la réalité. Pour faire court vous ne faites pas du vélo de la même façon en montagne
qu’en plaine. Cela tout le monde le comprend, tout le monde comprend qu’on adapte sa façon de rouler en regard du relief. Ce qui devrait être vrai pour les municipalités. Cela n’a pas été
compris, bien aidé en cela par les journalistes qui faisaient semblant de ne pas comprendre ce que cela avait de juste et d’intéressant. Ainsi après avoir eu un envol très difficile, les
municipales ont donné un petit coup de marteau sur la tête, petit car tout le monde savait que ces élections seraient difficiles étant donné que l’implantation et la notoriété locales étaient
primordiales, ce qui n’est pas le fort d’un parti jeune dont le nombre d’adhérents nouveaux, et pour la plupart n’ayant jamais pris de cartes auparavant, est supérieur de plus de 50 % de
celui des anciens. Malgré tout les cantonales avec un score avoisinant les 14 % là où il avait des candidats, n’ont pas été si mauvaises.
Le grand coup de marteau est arrivé un an et un trimestre après avec les européennes. C’était une élection qui paraissait être faite sur mesure pour le Mouvement démocrate avec son histoire
(Robert Schuman par exemple) et la proportionnelle. Mais il y a eu un hic. Ce n’est pas - contrairement à une idée qui plaît tant à l’UMPS - que le Mouvement démocrate n’ait pas assez parlé
d’Europe, ni n’ait pas eu d’idées, ni l’altercation avec Dany le rouge, ni même la trop grande présence de Bayrou et son auto-promotion présidentielle (ce qui n’était pas vrai, je l’ai démontré
par ailleurs) mais l’accumulation de la crise et d’un sentiment accru de responsabilité écologique renaissant. La crise a eu le double effet de détruire le schéma capitalistique comme performant
et de chercher ailleurs un modèle qui s’y opposerait. Une aspiration nouvelle et particulière a fortement progressé, bien synthétisée par le film « Home » qui a bien eu une influence
contrairement à ce qui a été dit - l’influence a été indirecte, c’est-à -dire qu’elle n’a pas fait changer beaucoup de personnes d’avis, mais a poussé certains à aller voter qui n’y seraient pas
allés et lorsque le taux d’abstention est magistral ce surplus de votants pour Europe Ecologie a fait mal ou bien si l’on veut. Bien que le MoDem ait lui aussi une conscience écologiste
développée (Bennhamias, Lepage, Wehrling), bien qu’il rejette le monde capitaliste, les partis écologistes ont eu droit à une sorte de vague européenne qui a pour conséquence en France (et
ailleurs) une aspiration volumétrique des voix qui avant se seraient portées sur les candidats démocrates. On peut dire que ces élections ont eu des conséquences sinon mortifères du moins
morbides.
Ces effets sont de plusieurs ordres. D’abord politico journalistiques. Le score étant mauvais, ce monde-là a brodé, enterrant au passage Bayrou, et décrétant ce parti comme en voie de
décomposition. Cela veut dire qu’il fallait un coupable. Pour l’UMP, le PS et les journalistes, il fut vite trouvé. Bayrou avec son melon disproportionné et son ambition avait planté le MoDem.
Même si ailleurs en Europe les partis écologiques sans Bayrou pour les y aider on fait aussi bien et parfois mieux qu’Europe Ecologie. Politiques et spécialistes incapables de regarder ailleurs
que le nombril français et incapables d’avoir du recul. Aujourd’hui les sondages leur donnent tort, mais le mal est fait. Il y a eu un second effet suivant dans l’opinion public qui s’est référée
à ces analyses et donc la détournant de ce mouvement au score assez faible pour un combat qui est fondamentalement le sien. Le troisième effet est non négligeable. En effet si Bayrou est
majoritairement incontesté au sein du Mouvement démocrate - et même encore mieux au sein des sympathisants et électeurs de ce courant, encore aujourd’hui entre 67 et 85 % selon les sondages
- il a été considéré comme Le Responsable de cet échec par une partie importante des adhérents et certains leaders comme Lepage par exemple. Cela n’est pas sans conséquences car
cela crée un climat destructeur avec une perte de motivation et un questionnement croissant sur la stratégie et sur le bien fondé à la fois de cette stratégie, des idées et du leader et ce Ã
partir d’une analyse en partie fausse. A cela s’ajoute le fait que le Mouvement démocrate est une fusion délicate entre des anciens de l’UDF, des adhérents qui n’avaient jamais fait de politique,
des transfuges du PS, des verts, des opportunistes, des destructeurs, des pressés, certains qui ne comprennent pas ce qu’est la vraie démocratie et mélangent la démocratie d’un pays et celle d’un
parti, car dans un pays tous les courants s’affrontent, dans un parti ce ne sont que des sensibilités et qu’il ne peut y avoir d’opposition violente sinon c’est qu’on est pas dans le bon parti et
qui veulent que l’on vote pour tout ignorant le fait de la délégation temporaire de pouvoir à l’équipe dirigeante ce qui est parfaitement démocratique. En d’autres mots cela manque
parfois d’huile dans les rouages. Ce qui veut dire que cela n’est ni facile ni simple.
Les élections régionales qui arrivent ne permettront pas, selon moi, un regain substantiels des voix pour notre Mouvement. Il ne faut pas oublier que les régions ont un exécutif en place et que
celui-ci est plutôt bien aimé en général, que nous ne comprenons pas très bien le rôle des régions, à part les lycées et les transports, on maîtrise mal leur pouvoir. Il sera donc difficile de se
distinguer, la crise se développant, le climat qui se détraque étant partout présent, Europe Ecologie a une carte à jouer. Selon moi les stratégies électorales jouent à la marge quand on n’est
pas en possession des moyens de communication qui sont à l’heure actuelle aux mains du pouvoir au niveau national et du PS au niveau local avec 20 régions et des budgets de communication
importants et évidemment des réalisations dont ils vont se prévaloir, ce qui est le minimum avec les budgets dépensés. Il peut toujours y avoir des surprises, mais je serai fort étonné si le
Mouvement démocrate dépassait les 12 %. Mais s’il fait plus de 10 et se maintenait au second tour ce serait une bonne chose et permettrait l’expression d’une autre voie. Cette indépendance
est voulue à la fois par les adhérents et les électeurs.
Il y a donc un paradoxe entre François Bayrou nettement mieux coté que son parti. C’est comme s’il n’y avait pas eu encore de vase communicant entre les idées qu’il a défendues et qui sont celles
de ce mouvement, son score vers le MoDem. Cependant, en plus des élections de 2007 et 2008 peu favorables, il y a eu un phénomène extérieur qui a pompé directement dans son réservoir. Cela n’est
pas vraiment de sa faute et n’est pas si grave. A mon sens il faut se faire à l’idée que le Mouvement démocrate est un mouvement incontournable mais non monopolistique. De plus cette position
correspond exactement à sa philosophie et au rôle qu’il veut jouer. Il ne faut doc ni s’en offusquer ni s’en alarmer. Le Mouvement démocrate, ni de droite ni de gauche, se veut une autre voie et
veut réussir à rassembler de façon large tant d’un bord que de l’autre afin de proposer une alternative crédible pour gouverner d’une façon qui s’oppose frontalement à la politique mise en place
par l’équipe au pouvoir cette équipe qui se résume à un homme orchestre et musicien, compositeur et même parfois son propre public. L’image du Mouvement démocrate qui me paraît le plus adéquate
est celle de la clé de voute. Une voute sans clé ne peut tenir. Cette pièce est unique, elle est au centre et n’a pas besoin d’être énorme. Sans elle aucun des deux côtés ne peut tenir seul.
C’est exactement le rôle que souhaite jouer le Mouvement démocrate. Si la chance fait qu’un jour ce parti devient très important ce ne sera évidemment pas un obstacle, quoique. En revanche ce
parti est vu par les Français sans aucune ambiguïté quelconque comme celui qui peut réussir à faire travailler ensemble des personnalités issues tant de la droite que de la gauche, que c’est même
sa vocation. Aucun autre parti, fut-il peut-être dans un avenir proche et temporairement plus important comme Europe Ecologie, et encore moins le PS avec ses dissensions tellement vives et
surtout avec un centre de gravité déporté à gauche qui exclut un monde fou, comme son refus de participer à un débat concernant la conférence de Copenhague, n’est aussi cohérent et valide dans
cette démarche. Du côté de Bayrou peu à peu les Français se rendent compte qu’il a eu raison tant pour les déficits, que pour les sondages, que pour l’abus de pouvoir personnel comme l’affaire de
l’Epad, les nominations de Proglio, de Pérol etc, la société inégalitaire croissante avec en miroir le bouclier fiscal et la fiscalisation des indemnités d’accidents du travail, les dépenses
somptuaires du cocktail de New York, de l’Otan, de l’UPM avec ailleurs le déremboursement des médicaments, la franchise médicale l’augmentation du ticket modérateur, du forfait hospitalier etc.
Le paradoxe de la différence de traitement par les Français du Mouvement démocrate et de son leader n’est pas forcément un handicap ni pour ce mouvement ni pour son chef. François Bayrou tirera
vers le haut son mouvement si l’aspirateur Europe Ecologie pour une raison ou une autre tombe en panne, sinon il faudra du temps. Evidemment s’il est élu Président de la république tout le monde
sait combien sont ceux qui volent au secours de la victoire. Récemment (mardi soir) certaines têtes de liste pour les prochaines élections régionales ont été présentées comme pressenties avant
leur validation par une élection. Pour rapprocher les élus des électeurs, Bayrou a présenté un inconnu en Île-de-France,
Alain Dolium, issu des quartiers comme l’on dit. Cette candidature est une surprise et va Ã
contre-courant des habituelles critiques faites aux partis. Est-ce un signe ? Et surtout est-ce un moyen de faire venir vers le MoDem d’autres électeurs et de ce fait transformer un paradoxe
en cohérence de chiffres ?
par Imhotep - http://www.agoravox.fr/
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