Elle vaut quoi, la Kindle 6 ?

Publié le par Ce qu'il ne fallait pas rater !

Prolongement d'un écosystème «amazonien» fourmillant d'employés précarisés, la nouvelle Kindle doit permettre au géant américain d'augmenter sa part de marché du numérique.


Elle vaut quoi, la Kindle 6 ?

Sept ans après le lancement de la Kindle, Amazon commercialise la sixième génération. Prolongement d'un écosystème «amazonien» fourmillant d'employés précarisés et fatal à nombre de libraires, cette liseuse doit permettre au géant américain d'augmenter sa part de marché du numérique, à commencer par les e-books vendus sur son site. Reprenant les arguments chers aux marchands de lessive, Amazon assure donc que le fond plus blanc que blanc de l'écran, doté d'un éclairage latéral amélioré, affiche grâce à l'E Ink, ou «encre électronique», des caractères d'imprimerie encore plus noirs. Le processeur, lui aussi plus puissant, permettrait une «expérience de lecture fluide» - tourner des pages en papier produisant, paraît-il, un geste saccadé.

Seule véritable nouveauté, en réalité, le «vocabulaire interactif» mémorise les mots cherchés dans le dictionnaire intégré. Avide de séduire les parents, Amazon promet ainsi que «vos enfants peuvent utiliser des fiches de révision», et, cela va sans dire, apprendre au passage à se passer d'un livre «physique».

Les clients trouvant normal que soit maintenue l'interdiction d'offrir, ou même de prêter, un livre numérique plus d'une fois (pour quatorze jours seulement), voire ceux d'accord avec le fichage inhérent au système, seront ravis de parcourir un ouvrage chapitre par chapitre en profitant d'une autonomie de huit semaines.

Fort d'une version 3G qui dispensera à l'utilisateur un surcroît d'ondes électromagnétiques, Amazon décrète donc qu'il s'agit là du «meilleur appareil pour la lecture, un point, c'est tout». Rappelons néanmoins que la température ambiante ne devra pas excéder les 35 °C, limitant de facto l'usage estival vanté par le fabricant. La nouvelle Kindle révélera toutefois sûrement tout son potentiel dans les «studettes» minuscules que louent des propriétaires sans scrupule, où un bon millier de livres ne prendront guère plus de place qu'un format poche.

Kindle Paperwhite, à partir de 129 euros.

 

Par Thomas Rabino - http://www.marianne.net/

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