Vendredi, la première secrétaire du PS a adressé une lettre aux leaders des partis de gauche, à l'exception du NPA, les appelant au rassemblement. Mélenchon trouve la lettre «étrange».
Jean-Luc Mélenchon, le dirigeant du Parti de Gauche, lors de la campagne pour les européennes. (Reuters)
Jean-Luc Mélenchon, ancien socialiste et fondateur du Parti de gauche, estime que l'appel au rassemblement adressé par Martine Aubry aux partis de gauche «sent le double jeu».
«On ne peut pas proposer l'union de la gauche au national, et avoir un comportement contraire à la base. Bref, la lettre d'Aubry sent le double jeu», estime le sénateur dans une interview publiée dans le Journal du Dimanche.
«Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry», assure-t-il.
Martine Aubry a adressé une lettre rendue publique vendredi aux leaders des partis de gauche, à l'exception du NPA, les appelant à une «nouvelle démarche de rassemblement» à «sans préalable», dès les régionales.
Mélenchon répond: «S'il s'agit de cautionner une comédie, je n'en suis pas. La lettre de Martine est étrange», juge-t-il, s'étonnant de la «maison commune» prônée par la maire de «vocabulaire hérité de l'URSS de Gorbatchev?», s'interroge-t-il.
«Pourquoi faire comme si nos divergences ne portaient pas sur des sujets politiques très concrets?», lance-t-il, évoquant la municipale partielle à Aix-en-Provence où le Parti de gauche a fait liste commune avec le PC et le NPA, alors que "le PS fait liste commune avec le MoDem, en rompant avec ses alliances de gauche de l'an dernier".
Pour lui, les socialistes «s'opposent à leur façon : molle et confuse. Et le double langage n'en finit pas». Sur les retraites, ainsi «ils ont accepté de placer le débat sur la question de la pénibilité, exactement comme le demande Fillon, donc sans s'opposer, au préalable, à l'allongement de la durée de cotisations».
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