Sara est étudiante à Téhéran.
Cette technique a été utilisée à plusieurs reprises. Mais hier soir [mardi 7 juillet], juste avant le discours de Mahmoud Ahmadinejad à la télévision, j'ai vu passer des Twitt, des messages sur Facebook et sur Balatarin [site de partage d'infos iranien] avec le même message : 'S'il vous plaît, allumez vos appareils électriques dès qu'Ahmadinejad apparaît à la télévision.' Dix minutes après, ça a marché. L'est et l'ouest de Téhéran, mais aussi des villes comme Ahvaz, Ispahan, Racht, Sari et des quartiers de Karaj ont sombré dans le noir. Même le programme a dû être interrompu car l'IRIB [télévision d'Etat] a dû passer sur un générateur de secours.
Au même moment, comme de nombreux soirs, les gens sont sortis sur les toits pour crier 'Mort au dictateur'. En général, plutôt que de descendre dans la rue, nous participons maintenant à des opérations de type 'black-out' : on créé des embouteillages, on klaxonne, on fait des graffitis, etc. Mais demain, nous nous rendons à une manifestation devant l'université de Téhéran pour l'anniversaire de la révolte étudiante de 1999. Les gens pourraient bien recommencer à manifester."
Commentaires Récents