Les hostilités ont commencé en 1948,
puis, en 1956, avec la crise de Suez. 1967 est une date clé. Israël a définitivement installé sa puissance militaire, infligeant une défaite cinglante aux pays arabes. On sait pertinemment que
cette victoire n’est pas due au hasard et fut longuement pensée par d’habiles stratèges de Tsahal secondés par des services de renseignements parmi les plus performants au monde. 310 avions
égyptiens détruits au sol. Cette guerre des six jours a sans doute pesé lourd dans l’issue du conflit israélo-arabe, devenu progressivement un conflit israélo-palestinien. Fort complexe du reste.
Actuellement, Israël fait face au Hezbollah situé au Nord, au Fatah, situé à l’Est et au Hamas dans la bande de Gaza. Trois opposants aux intérêts pas forcément convergents. Cette situation est
consécutive à la guerre des six jours, une guerre dont on ne sait pas quelle fut son objectif réel pour ceux qui l’ont pensée. Toujours est-il qu’Israël a occupé des territoires et se trouve depuis
en violation avec la résolution 242 de l’ONU, dont le flou dans la version anglaise offre matière à diverses interprétations. La victoire de 1967 fut célébrée par la diaspora juive de Paris mais
déjà, une note dissonante fut envoyé par un certain Jean-Paul Aron, moins connu que son frère mais néanmoins esprit fin, qui ne trouvait pas très « sain » la joie manifestée autour de
cette guerre éclair menée par l’Etat juif.
1973, guerre du Kippour, dans la logique la plus évidente de reconquête du Golan et du Sinaï. Israël parvient à contrer les avancées de la Syrie et de l’Egypte. Et revendique ses droits sur les
territoires occupés en invoquant la raison sécuritaire. Mais s’agissant du Golan, l’enjeu véritable est l’eau. Ce plateau a été annexé par Israël mais la communauté internationale n’a jamais
reconnu cette libéralité prise vis-à-vis du droit. Le Golan pourrait revenir à la Syrie mais le peuple israélien ne souhaite pas lâcher ce lieu où entre autres, on pratique le tourisme vert. En
1982, Israël est en guerre mais cette fois contre le Liban. La question palestinienne devient centrale. Deux Intifadas. En 2006 eut lieu la seconde guerre du Liban, très coûteuse en victimes
civiles. Le Hezbollah résiste quand même à Israël en dépit de perte militaire substantielle. Et le conflit s’achève sur fond de controverses politiques. C’est justement le contexte des élections
en vue qui selon les observateurs, aurait conduit Israël à mener l’intervention à Gaza, dans une fenêtre de tir ne devant rien au hasard. Nous sommes en période de fêtes alors qu’aux Etats-Unis,
GW Bush ne gouverne plus tandis que Barack Obama ne sera investi qu’à la mi-janvier.
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