Publicité

Publicité

Présentation

  • : MoDem 76 - Micro Observatoire Démocrate
  • mouvement-democrate
  • : MoDem 76 - Micro Observatoire Démocrate
  • : 04/05/2007

Contact

Publiez vos textes, articles, photos, vidéos ...
sur MoDem76.com.

Envoyez les sur notre Mail :



Partenaires









MoDem 76 en 24 Langues !

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles



 




Par Axelle Gupta - http://www.aujourdhuilinde.com/




Média de l'exil à destination de la communauté tibétaine, Voice of Tibet est la seule radio à traiter uniquement de la région sous domination chinoise. De Dharamsala, la ville des réfugiés tibétains en Inde, elle mène une lutte quotidienne, technique et idéologique, contre le gouvernement de Pékin.


Ce n'est ni la passion du scoop ni l'envie de voyage qui a poussé Tenzin Peldon vers le journalisme, mais plutôt le sens du devoir à l'égard de sa communauté. Comme des milliers d'autres Tibétains, la jeune femme est née à Dharamsala au nord-ouest de l'Inde. "Je n'ai jamais mis les pieds au Tibet, mais depuis l'enfance, ma famille me répète que je dois œuvrer pour la cause tibétaine. Voice of Tibet est le meilleur moyen que j'ai trouvé", explique l'actuelle rédactrice en chef adjointe de la station.

Diplômée de littérature anglaise, Tenzin Peldon a découvert les médias en travaillant comme traductrice pour les journalistes de passage à Dharamsala. En 1998, elle devient reporter à Voice of Tibet, fondée deux ans plus tôt par trois ONG norvégiennes. Autodésignée la "radio des sans voix" et diffusée par ondes courtes, elle s'adresse avant tout aux habitants du Tibet, où la pauvreté, l'illettrisme et surtout la répression chinoise, empêchent l'accès à l'information.

Perchés dans le quartier de Gangchen Kyishong, à deux pas du gouvernement tibétain en exil, les bureaux de Voice of Tibet accueillent neuf journalistes, tous salariés. Dans un chalet aux volets de bois verts, un discret portrait du Dalaï-lama et des drapeaux norvégien et tibétain entrecroisés ornent les murs. Mais derrière le cadre bucolique se livre une guerre des ondes contre les autorités chinoises. "Le brouillage par leurs antennes s'est intensifié ces dernières années", commente Tenzin Peldon. Une fois enregistrés, les programmes transitent par le siège de la radio en Norvège, qui déploie alors des trésors d'inventivités pour les diffuser. Les émetteurs sont en Asie centrale, les fréquences régulièrement changées et les nouvelles répétées six à sept fois par jour.

Ce qui fait trembler Pékin? Trente minutes quotidiennes d'actualité sur le Tibet, sa culture, son chef spirituel et les mouvements démocratiques en Chine. Plus subversives encore, 15 minutes de programme sont traduites en mandarin pour de potentiels auditeurs chinois. "Ce n'est pas contre eux que nous nous battons mais contre leur gouvernement, insiste la journaliste. Nous voulons qu'ils sachent qu'il y a une autre vérité que celle de la propagande chinoise."

Jour après jour Voice of Tibet récolte des informations sur la situation au Tibet. Des réfugiés témoignent, le correspondant au Népal enquête et les ONG de la région livrent leur version des faits. Des auditeurs appellent parfois, risquant leur vie pour raconter leur histoire.

Financée par des donations européennes et américaines, Voice of Tibet revendique son indépendance et son professionnalisme. "Éthique du journalisme", "objectivité", sont répétés comme un leitmotiv par Tenzin Peldon, même si concilier information et défense d'une communauté n'est jamais facile: "Nous sommes des journalistes comme les autres, mais nous sommes avant tout tibétains."

Vendredi 17 octobre 2008
- Publié dans : Actualité Internationale
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus