Invité de Parlons Net, le conseiller des grands patrons s'est montré d'un optimisme désarçonnant sur la crise économique et financière, qui pour lui est avant tout psychologique.
Cette semaine, Parlons Net, premier club de la presse Internet recevait Alain Minc. L'ancien président du conseil de surveillance du Monde, conseiller des grands patrons et de Nicolas Sarkozy
a livré son analyse de la crise - la crise financière et économique, ainsi que celle que traverse la presse écrite. Il répondait aux questions de Samuel Pottier pour le Figaro.fr, Sophie
Verney Rue89-Eco89 et Bénédicte Charles pour Marianne2.fr. Une émission animée par David Abiker pour France-Info.com.
1) « Le capitalisme renaît toujours de ses cendres »
Pour Alain Minc, le système n'est absolument pas remis en cause. Persuadé que la crise est « grotesquement psychologique », il considère que le
marasme financier n'est qu'une étape dans un cycle qui aboutira à la renaissance du capitalisme.
Sarkozyste bon teint, Alain Minc s'en prend à François Bayrou, qualifié de «Le Pen light», et au Parti socialiste, qu'il accuse d'être plus occupé à
«compter les motions que les cours de la bourse». Mais le marxiste qui, selon lui, sommeille en Minc se manifeste soudain lorsqu'il fustige la
bourgeoisie d'affaires du MEDEF. Avant, pour faire bonne mesure, de défendre les parachutes dorés « lorsqu'ils sont mérités ».
2) « La presse sur le net ne peut être que gratuite, le modèle de Médiapart est absurde »
Pour Alain Minc, inspirateur des états généraux de la presse, les groupes de presse français sont « des nains ». Il préconise donc plus de
concentrations pour que des pôles puissants se constituent. Ce n'est selon lui aucunement une menace pour l'indépendance des rédactions, qu'il estime acquise. Au passage, Alain Minc s'en
prend violemment à Edwy Plenel (l'ancien directeur de la rédaction du Monde) et à son site Médiapart, qui selon lui ne constitue pas un modèle économique viable : le seul modèle valable à ses
yeux est la gratuité.
3) « On n'a pas vu le phénomène Apple »
Le Rapport sur l'informatisation de la société signé Minc et Nora fête ses 30 ans cette année. Alain Minc en fait un bilan : Nora et lui avaient bien prévu le multimédia, mais pas la
révolution Apple et la simplification des systèmes. Il explique que s'il avait dû l'écrire aujourd'hui, il se serait intéressé à l'impact culturel du net sur la société et les
comportements.
Samedi 11 octobre 2008
-
Publié dans : Economie
0
-
Recommander
Commentaires Récents