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Obama et Sarkozy soulignent leurs «convergences»



Par  Laurent Suply  - http://www.lefigaro.fr/





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AFP PHOTO ERIC FEFERBERG
AFP PHOTO ERIC FEFERBERG

Après un tête-à-tête de trois quart d'heure, Nicolas Sarkozy et Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison-Blanche, ont répondu aux questions des journalistes à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy a entamé cette conférence de presse en assurant Barack Obama que « les Français aiment les Américains », et « suivent avec passion » la campagne électorale aux Etats-Unis. Résumant son tête-à-tête avec Obama, le président de la République a assuré qu'il y avait entre eux « une grande convergence de vue » notamment sur l'Iran, le climat, la moralisation du capitalisme financier, ou la paix dans le monde. Il a également rappelé sa visite en 2006 aux Etats-Unis, au cours de laquelle il avait rencontré le sénateur de l'Illinois. « On était deux dans ce bureau. Il y en a un qui est devenu président. L'autre n'a qu'à faire la même chose », a-t-il lancé, tout en se défendant de faire ainsi une « ingérence ».

Barack Obama a aussitôt souligné qu'« en 2006, il (Nicolas Sarkozy, ndlr) n'a rencontré que 2 sénateurs, moi et John McCain. Il semble qu'il ait le nez creux ». Il a ensuite loué « le travail magnifique des troupes françaises en Afghanistan » et s'est dit déterminer à « travailler la main dans la main » en Iran ou au Darfour, mais aussi sur le changement climatique qui « a un impact non seulement sur notre environnement, mais aussi sur notre sécurité nationale », avant de laisser place aux questions des journalistes.

Sur le mot « Karcher ». Interrogé par une journaliste américaine sur cet épisode polémique de sa carrière politique, Nicolas Sarkozy a répondu que les émeutes de 2005 étaient « une situation qui a eu lieu avant qu' (il) ne devienne président » et que « depuis son élection, il n'y a pas eu d'émeute ». Il a souligné que la « différence » avec les émeutes qu'ont connu les Etats-Unis, c'est qu' « il y a pas eu un mort, pas une balle tirée par la police ».

Sur la durée de la visite en France. Barack Obama a répété que « l'Américain moyen aime énormément les Français » et « le peuple français ». « Il a fallu raccourcir » le programme de sa tournée européenne, a-t-il justifé, soulignant que « le discours de Berlin visait un public européen au sens large ».

Sur l'Afghanistan. « L'Afghanistan est une guerre que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre », a déclaré Barack Obama, estimant qu'il faudrait « au moins deux brigades américaines supplémentaires » même s'il « comprend que cela soit très difficile politiquement en France et en Europe ». « La décision d'envoyer des hommes pour que le Moyen-âge ne revienne pas est stratégique », a renchéri Nicolas Sarkozy, en parlant des talibans? après les remerciements de Barack Obama pour ces renforts.

Sur un changement diplomatique. Barack Obama s'est gardé de critiquer directement le président Bush, conformément à « une très grande tradition américaine ». Il a cependant souligné qu'à ses yeux, « une politique étrangère efficace ne se fondera pas simplement sur notre capacité à être puissant, mais à créer, jeter les bases d'un consensus ». Pour cela, il préconise « d'écouter très attentivement nos alliés ». Un peu plus tard, il a ajouté sur ce même sujet que l'Europe est aujourd'hui gouvernée par de « grands dirigeants, qui veulent absolument travailler de manière efficace et constructive » avec les Etats-Unis. « Certaines tensions et divergences sont passées, sont derrière nous. L'Europe est prête à avancer », a-t-il ajouté. « Et nous avons-nous aussi une administration qui est prête à avancer », a lancé Barack Obama pour adoucir son propos à l'égard de l'administration actuelle.

Sur le candidat favori de Sarkozy. « Ce sont les Américains qui choisiront leur président. Pas moi », a répondu Nicolas Sarkozy, interrogé sur un éventuel soutien à la candidature d'Obama, qui l'avait auparavant mis en garde sur sa réponse à cette question sensible. Le président français a d'ailleurs souligné qu'il « n'a pas attendu l'élection pour dire que la France était prête à travailler main dans la main avec l'Amérique ». Il voit en Obama « un candidat qui regarde l'avenir et pas le passé ». « Si c'est lui la France sera très heureuse. Si ce n'est pas lui, la France sera l'ami des Etats-Unis d'Amérique. Ca ne veut pas dire qu'on est en désaccord avec les autres », a-t-il conclu sur ce sujet.

» VIDEO - Les discours de Nicolas Sarkozy et Barack Obama :


» VIDEO - Les réponses aux questions des journalistes :


EDITORIAL - obama superstar
Samedi 26 juillet 2008
- Publié dans : Actualité Internationale
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