Alors que le Président se rend aujourd’hui en Tunisie pour une visite de 48 heures en compagnie de Carla, d’une brochette de ministres et d’une centaine de chefs d’entreprise, « Bakchich » a enquêté sur ce pays gangrené par une corruption généralisée et totalement verrouilé, sur lequel ZIne Ben Ali règne sans partage depuis 1987. A lire sans modération.
Surnommé « Bac moins trois » par ses sujets, Zine Ben Ali règne, depuis 1987 sur une Tunisie corrompue et totalement verrouillée. À l’Élysée, on ne tarit pas d’éloges sur le Royaume du jasmin et de la torture qui serait un solide rempart contre l’intégrisme. « Plutôt Ben Ali que Ben Laden », avait déja écrit Denis Jeambar dans l’Express.
On risque, en fait, d’écoper à la fois de Ben Ali et de Ben Laden. Les prises d’otages de touristes se multiplient en effet dans le Sud tunisien ; et la société laïque laissée par Bourguiba s’islamise à grands pas. Plus grave, les classes moyennes s’appauvrissent rapidement.
En fait, Nicolas Sarkozy qui se rend en visite d’État en Tunisie du 28 au 30 avril compte sur Tunis pour faire aboutir son grand dessein d’Union méditerranéenne. Le président tunisien s’est posé habilement en partisan de ce vaste souk. Et il va falloir négocier un troc difficile : le silence des Français sur les atteintes de Ben Ali aux droits élémentaires contre le soutien diplomatique du régime tunisien. Avec Rama Yade dans les bagages, cela s’annonce coton !
Bakchich consacre un dossier à ce pays frère.
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