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Ces malades, handicapés et invalides, venus de toute la France, ont défilé samedi à Paris pour une manifestation à l'appel du collectif "Ni pauvre, ni soumis", qui réclame un revenu d'existence "décent", au niveau du Smic brut.
"C'est la révolte des handicapés, c'est la révolte de millions de personnes pour dire qu'il y en a assez de toucher 628 euros par mois (montant de l'allocation adultes handicapés (AAH), ndlr), qu'avec ça, on ne peut pas vivre", a déclaré Arnaud de Broca, président de la FNATH (accidentés de la vie), une des associations organisatrices du mouvement. Pour cette manifestation "historique" rebaptisée "Marche sur l'Elysée", le collectif, qui regroupe une centaine d'associations, avait affrété 13 trains, 5 avions et 700 autocars et minibus.
"628 euros par mois, pouvoir d'achat, pouvoir de rien!"
Certains manifestants se déplaçaient à fauteuils roulants, d'autres avec des cannes blanches, beaucoup avaient revêtu les couleurs du mouvement "Ni pauvre, ni soumis", le jaune et noir, avec des panneaux portant les slogans: "628 euros par mois, pouvoir d'achat, pouvoir de rien!", ou encore "Handicap, maladie = pauvreté".
Parmi les manifestants figuraient notamment le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, et le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot. "Ces allocations permettent aux handicapés d'acquérir une autonomie", a souligné Jean-Claude Mailly. "Il faut aussi pouvoir montrer qu'un travailleur handicapé peut être productif dans un milieu ordinaire de travail".
Une délégation d'une dizaine de personnes, adhérents d'associations, devait être reçue à l'Elysée en fin d'après-midi, pour remettre les plus de 50.000 signatures de soutien reçues par le Collectif pour réclamer un "revenu d'existence décent".
"Certes, des choses sont faites sur le handicap. Mais sur le sujet des ressources et des conditions de vie, ça fait trente ans qu'on ne veut pas en parler. On est là pour mettre le sujet sur la table pour que les choses changent définitivement", avait déclaré Jean-Marie Barbier, président de l'APF, avant le départ du cortège.
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