Publicité

Publicité

Présentation

  • : MoDem 76 - Micro Observatoire Démocrate
  • mouvement-democrate
  • : MoDem 76 - Micro Observatoire Démocrate
  • : 04/05/2007

Contact

Publiez vos textes, articles, photos, vidéos ...
sur MoDem76.com.

Envoyez les sur notre Mail :



Partenaires









MoDem 76 en 24 Langues !

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles



 

Bakchich a demandé aux députés leurs notes de restaurant.




Par Pat Ethic - http://www.bakchich.info/




Il y a dix jours, des députés soucieux de leur devoir de transparence promettaient à Bakchich de nous laisser examiner leurs comptes, leurs emails, leurs factures, leurs notes de restaurant ! Aujourd’hui, enfin, nous levons le rideau…

Comment nos députés dépensent-ils leur budget, qui est un peu, aussi, notre argent ? Où déjeunent-ils, à nos frais, à midi ? Au petit bistrot pas cher ou au grand restaurant ? Quels plats choisissent-ils ? Combien fait l’addition ? Qui ils invitent ?

L’idée de questionner nos élus sur leurs petites dépenses nous était venue il y a un peu plus d’une semaine, le 29 avril, quand l’Assemblée Nationale adoptait le projet de loi sur les archives, rendant plus inaccessibles que jamais certains documents administratifs. La France faisait un pas de plus vers l’opacité, alors que d’autres pays considèrent la transparence de l’Etat comme un signe de bonne santé démocratique. En Suède, par exemple, l’accès du citoyen à des documents administratifs tels que les notes de frais d’un maire ou d’un ministre est un droit garanti.

Il y a dix jours, donc, remplis d’un fol espoir de transparence, nous avons demandé à six de nos députés s’ils étaient prêts à communiquer courriers, factures, notes de frais. On s’attendait à ce qu’ils opposent à cette demande le secret administratif, ou on ne sait quelle intimité parlementaire. Eh bien, nous nous trompions, ils ont tous répondu d’un grand "OUI !". A la suédoise. Euphoriques, nous leur avons laissé quelques jours pour qu’ils puissent rassembler leurs factures.

Maintenant, si vous voulez savoir qui a sorti sa note de restaurant, cliquez démocratiquement sur les bancs de l’assemblée.

À visionner ou revisionner sur Bakchich.info

Alors que la commission des Lois de l’Assemblée se penche sur le projet de loi de réforme constitutionnelle, « Bakchich » s’est penché sur les notes de frais de nos fiers élus. Ces derniers viennent en effet de voter un projet de loi sur les archives (…)
Mercredi 14 mai 2008
- Publié dans : Observation Politique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Agriculture, famines, le protectionnisme arrive, mais chut !



Par Philippe Cohen - http://www.marianne2.fr/




La bulle s'est déplacée de l'immobilier vers le foncier, et la hausse des prix alimentaires menace de famines l'Asie et l'Afrique. Certaines nations se protègent. Mais il faudrait faire comme si le libre-échange continuait de fonctionner avec harmonie.



Travail, famille, pâtes, riz par Mônsieur J - flickr - cc -
Travail, famille, pâtes, riz par Mônsieur J - flickr - cc -
«La terre, elle, ne ment pas.» Cette pensée pétainiste est en passe de devenir le credo des spéculateurs, comme le craint l'excellent éditorialiste économique du Figaro Jean-Pierre Bobin. Avec la montée des prix agricoles en effet, le foncier devient un investissement recherché. Le prix de l'hectare cultivable américain et britannique a doublé depuis 2000 ! Ce serait le moment de demander à nos eurocrates de s'expliquer, eux qui voulaient enterrer l'agriculture européenne le plus vite possible. Quelle erreur! Le capitalisme redémontre ainsi sa plasticité : le foncier chasse l'immobilier, et en avant pour la bulle agricole !
En tout cas, Jean-Pierre Bobin va peut-être devoir changer le titre de sa rubrique hebdomadaire, libres échanges. Car comme à chaque crise, c'est le système lui-même qui est en train de rendre impossible le fonctionnement du marché.
La théorie nous enseigne donc que le marché constitue, toujours et partout la meilleure allocation de ressources. Traduction : seule la concurrence permet de répondre harmonieusement à la demande. Sauf quand ledit marché doit fonctionner avec un baril de pétrole qui a doublé en un an et s'approche dangereusement des 150 dollars. Dans ce contexte-là, le poste de transport des marchandises devient rédhibitoire et, comme le note la Tribune du 12 mai « ce que le Gatt et l'OMC ont fait (développer les échanges, ndlr), le brut le défait. » Autrement dit, l'heure est aux relocalisations : pour une entreprise produisant pour le marché européen, fabriquer au Maroc, voire, qui sait, en Espagne ou en France peut assez vite devenir plus rentable qu'en Chine ou en Inde.

Les famines au bout de la spéculation

Mais il n'y a pas que le prix du brut qui freine le libre-échangisme intégral. La hausse des prix agricoles est en train de provoquer une gigantesque spirale protectionniste : après l'Inde et le Viet-Nam, voici la Chine et l'Argentine qui bloquent leurs exportations pour être sûrs de subvenir aux besoins alimentaires. Ce qui fait craindre une nouvelle famine en Corée du Nord, dépendante des autres pour 20% de son riz. Surtout si la Thaïlande, premier producteur de riz mondial parvient à créer ce cartel du riz pour faire encore monter les prix. Cette flambée des prix (+55% depuis le début de l'année!) menace aussi les pays africains de famine, ce qui a conduit les Etats-unis et les pays européens à adopter une aide d'urgence.

Pascal Lamy - World economic forum -
Pascal Lamy - World economic forum -
Cette montée d'un protectionnisme d'urgence (qui n'a pas que des avantages) fait dire à l'idéologue libre-échangiste Pascal Lamy, par ailleurs directeur de l'OMC : « En tant qu'économiste, j'estime qu'assécher l'offre (par des mesures protectionnistes, ndlr) va dans le mauvais sens. En tant qu'homme politique, je comprends. Les économistes voient ça globalement ; les politiques pensent à leur prochain mandat. » En somme, les économistes ont raison de croire au marché même s'il provoque des famines, et les hommes politiques ont tort de s'inquiéter de l'alimentation de leurs peuples. Décidément, c'est vrai que la terre ne ment pas.
Peu à peu s'imposent donc de façon ouverte des logiques de protection de certains marchés. Même notre Ministre Michel Barnier s'y met, qui propose de «sortir» l'agriculture du marché. Il rejoint ainsi le propos du syndicat mondial des paysans qui défend depuis dix ans la souveraineté alimentaire : si la pénurie agricole menace et si le transport de produits agricoles devient trop cher, il faudra bien songer à manger des tomates et des citrons européens…
Mais chut ! Le citoyen de base lui, doit continuer à croire qu'il n'est qu'un consommateur et que le doux commerce mondial est seul capable de faire baisser les prix et d'assurer le progrès de la planète.
Mercredi 14 mai 2008
- Publié dans : Economie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus